dimanche, mai 14, 2006

Il y a des jours

Où je ne sais plus trop à quoi ça sert d'avoir un blog. Parce qu'au bout du troisième, je commence à m'essoufler. Ma vie n'est pas dans ces lignes virtuelles, je le sais depuis longtemps, mais ce petit espace avait sa place dans ma vie.

Il y a des jours où je me demande si je pourrais encore écrire ici. Parce qu'écrire pour moi est souvent plus productif. Plus simple, aussi. Même si ça flatte mon égo d'avoir de la visite, des mails, des commentaires.

J'ai traversé cette phase des dizaines de fois. Je me demande toujours si je ne devrais pas arrêter ici, un temps, celui de voir si ça me manque, si c'est aussi important que ça, finalement. Ca ne m'empêchera pas d'aller visiter ceux que je lis souvent. De répondre aux mails (oui maya, je vais répondre à ton mail... et ce concert au fait?), d'en écrire, de prendre du temps pour autre chose.

C'est ça en fait. Internet prend de la place dans une journée. Où on se demande si aujourd'hui, on écrira quelque chose, si on va publier une photo ou un texte intimiste. J'ai envie -et besoin- d'avoir autre chose dans ma vie. Me perdre dans des livres, me perdre dans des lignes noircies de mes mains. Je suis un peu trop accro à cet univers impalpable. Trop impalpable pour moi qui ait besoin de contact. De voix. De rires.

Ici n'est plus mon journal, mais plutôt mon "vide tête". J'ai laissé mon intimité couchée sur le papier de mon journal, j'ai laissé ma vie aux portes de l'écran. Je ne veux pas -plus- que ça empiète trop sur ce que je vis.

C'est difficile à expliquer. Comme si je n'avais plus besoin de m'épancher ici, de déverser ces mots qui trottinent. Et je me demande parfois quel est vraiment l'intérêt d'abreuver des inconnus avec mes bouts de vie. J'ai des épaules à qui confier mes secrets, des mains qui sèchent mes larmes lorsque je pleure, des yeux qui pétillent lorsque le rire s'invite, et tout un tas de choses que je ne trouve pas ici. Parce qu'ici n'est qu'éphémère, virtuel, vaporeux.

Je veux reprendre possession de mon monde. Je me sens comme une droguée au bord du sevrage. Le temps du sevrage est venu, c'est le moment pour moi de clore ici cette pièce de mon puzzle.

Je referme la porte sans regret.

A bientôt, peut-être, si je retrouve le chemin.

samedi, mai 13, 2006

Midinette

Devant "les frères scott" je suis une vraie midinette. Je bave devant les beaux garçons, surtout Lucas, celui qui avant a joué dans Dawson (qui n'a jamais regardé Dawson, hein?). Et je serre fort mon coussin quand Brooke et lui se rabibochent, quand tous les ptits couples se reforment...
Ralala, j'ai l'impression d'avoir 15 ans!

C'est quand même dingue d'être à ce point accro à des séries télé... En plus des Experts, de Las Vegas, vlà ti pas que je craque aussi sur les Frères Scott... La midinette qui est en moi n'est pas prête de s'éteindre!!!

Plus sérieusement, il faudrait que je songe à faire ma vaisselle, et ranger les cartons de gros pulls. Au milieu du salon, ça fait un peu tâche, en fait.

Et puis, je me saoule de Fiona Apple, je suis dingue de cette voix, de ces paroles, ces mots entortillés sur les notes envoûtantes... J'aurais bien envie de retourner dans mon bain pour en profiter, mais je ne veux pas ressembler à une pomme toute frippée, alors un bain par jour ça suffira, merci.
Il ne reste que deux semaines avant de pouvoir me rassasier de sa peau. De son doux regard qui m'enveloppe. De ces carresses...

vendredi, mai 12, 2006

[mes] souvenirs


mercredi, mai 10, 2006

Orgasmique

Cali. Dans la radio, premières notes. Je monte le son. Je commence à chanter. Je négocie les virages avec aisance, la voix un peu cassée, les bras jouant avec le volant...
J'me souviens du concert, de sa présence, de sa voix, de cette énergie. De tout ce qu'il a pu donner durant ce concert absolument magique/divin/génialissime... J'me souviens de cette sensation, ce sentiment qui me parcourait de partout, ces milliers de frissons...
Je trouve ce moment orgasmique. La musique, les paroles, sa voix qui ondulent jusqu'à mes oreilles. Mon coeur qui bat un peu plus vite, en rythme, le violon, les mots...
Oh oui. Cali, c'est orgasmique...

mardi, mai 09, 2006

Tout va bien, merci

Je sors de chez mon ami l'échographe, mais non, je ne suis pas enceinte, merci bien, ce n'est pas en projet. Juste une routine à laquelle m'a astreint ma Docteure Chérie. Donc tout va bien, merci.
Beaucoup moins rigolo, j'ai reçu ma déclaration d'impôts. La question qui reste suspendue à mes lèvres est "Vais-je payer des impôts cette année?" en sachant que je n'ai travaillé que 4 mois et que je ne touche pas des mille et des cents?
A vos copies, je ramasse dans 3 jours.
Sinon, mon hypothétique prof de guitare m'a répondu (ô joie) et je me tate. Prends-je des cours ou pas? Deviens-je la future Guitare Super Star ou pas?
Sur ces questions bien existencielles, je vous laisse, j'ai un repas à préparer/ingurgiter, je rempile au boulot dans 26 minutes. Temps de trajet inclus.

Arrggggggggghhhhhhhhhhhh.
Bonne journée!

lundi, mai 08, 2006

Rousquilles

Je n'ai jamais eu envie d'exercer le métier que je fais aujourd'hui. Non pas que je le regrette, mais il ne faisait pas partie de ma liste de départ, celle que j'avais commencé à 5 ans et que j'étoffais en avançant dans ma vie, en parfaisant mes choix. J'écris toujours dans cette liste les choses que j'ai envie de faire, les projets que j'ai envie de voir se réaliser. Il y a des choses qui reviennent, des sentiments qui me portent vers des sujets en particulier.

Aujourd'hui, j'ai passé la journée avec mes parents, et j'ai vu. J'ai senti comme une évidence se faire. Comme si un voile s'était levé. Je savais, et j'avais toujours su. Que cet amour me troublerait jusqu'à ce que mes yeux ne puissent plus voir. Jusqu'à ce que je sois incapable de déchiffrer le moindre mot. Mon père m'a toujourd légué cet amour pour la lecture, cet échapatoire à vie un peu cruelle parfois, un peu trop dure. Il m'a légué ce plaisir qu'est la lecture, ce moment magique où je suis seule, seule avec mes milliers de mots, mes centaines de pages, mes héros et mes contes. Il m'a légué cette envie de dévorer chaque page, de m'interresser à tout, que ce soit à l'histoire de france, aux légendes du monde entier, aux policiers, aux récits historiques, etc. Je ne lui serai jamais assez reconnaissante de m'avoir appris que la lecture n'est pas une perte de temps, mais un moment à soi, où on se laisse porter par d'autres vies, d'autres lieux, d'autres contrées...
Ma mère, elle, considérait ce moment-là comme des moments où je ne participais pas à la vie de la maison: je ne rangeais pas ma chambre, je ne faisais pas mes devoirs, je ne pliais pas mon linge. Du coup, pendant une longue période, jusqu'à il y a peu à vrai dire, lire était devenu pour moi synonyme de parresse. Une parresse presque malsaine.

Maintenant, j'ai repris goût à ces moments d'évasion. Ces moments rien qu'à moi, ces moments magiques qui m'ouvrent une porte vers un autre monde. Et je sais qu'un jour, je ferais ma vie dans les livres. Je le sais, parce que dès que j'entre dans une librairie, je suis comme une enfant devant une vitrine de poupées. Je suis émerveillée de voir ces étagères remplies, ces couleurs, ces mots...
Cela dit, mon travail me plaît, et je ne suis pas prête à en changer. Il me prépare à d'autres étapes de ma vie. Il me permet de grandir, d'une certaine façon, d'avoir un autre rapport avec les autres, un autre rapport avec les gens. Avec moi-même. C'est mon premier travail, enfin, le premier travail sérieux, celui pour lequel j'ai bossé dur et eu mon diplôme. Pour l'instant, je suis bien, mais je sais que je ne ferais pas ma vie là où je suis. Je le sais, parce que la vie est faite de changements, et qui peut dire où il sera dans un an? Pas moi.

[Dans un an, j'espère être dans ses bras, encore, toujours...]

Miam, un vrai délice ces rousquilles au chocolat...

dimanche, mai 07, 2006

Gourmande moi?

Je me suis préparée un brownie au chocolat-pistaches. Miam-miam. Ménage du dimanche. Da Vinci Code terminé en 48 heures. Je m'attaque à Patricia Cornwell. Suivra "Folle" et ensuite, un peu du Kundera si j'ai la foi.
Je recommence à me noyer dans les livres, et j'aime ça. A écrire aussi. Pour moi. De mes petits doigts, j'écris ma vie comme on écrit une histoire. Je garde une trace. Pour moi, plus tard, pour voir à quel point j'ai changé, pour voir à quel point je deviens quelqu'un de bien. Non pas que je ne l'étais pas avant. La coquille étroite s'est brisée, j'apprends à vivre debout. C'est bien aussi.
J'ai entendu la voix d'un petit garçon tout mignon au téléphone. Et celle d'un homme que j'aurai bien envie de croquer... Je suis d'humeur taquine, c'est les hormones, le stress de mardi matin. Et l'envie de me saouler de musique.
Il n'y a vraiment personne qui veuille m'apprendre à jouer de la guitare?
J'ai envie de me rouler dans l'herbe, de marcher tout en haut d'une montagne et de voir un paysage à couper le souffle. De sentir le soleil sur ma peau nue. De voyager un peu partout. Surtout sur sa peau.

[y'a déjà plus de brownie?]

[Je clique des milliers de fois... Je ne peux m'en lasser tellement c'est beau, tellement ça me touche, tellement c'est vrai... Quel talent ce Louis!!!]

vendredi, mai 05, 2006

I told the morning sun

Dévoré le dernier Claire Castillon. Adoré. Le loyer est payé. J'ai des tas de livres qui m'attendent, je n'ai qu'une hâte, les croquer. Je fais des rêves bizarre, un peu à cause de Daphné Bürki et de sa chronique d'hier. J'ai chaussé mes plus jolies ballerines et mon corsaire taille 38, que demander de mieux? Un petit nuage gris se promène dans ma tête. Ce n'est rien m'a-t-[il] dit. Je le crois, parce que je le crois toujours, même quand [il] me raconte des choses improbables (je suis une fille naïve, voire très).

J'ai des envies de faire boucler mes cheveux pour m'épargner la corvée du coiffage du matin, mais est-ce que ça m'ira bien?

Je me sens bien, il fait beau, il fait chaud, l'été arrive. J'ai hâte de mettre mon jupon blanc, mes débardeurs acidulés et de remonter mes cheveux. J'ai hâte de faire l'amour dans la moiteur de l'été. J'ai hâte de pouvoir prendre des cours de guitare (y aurait-il parmis vous une personne sachant jouer de ce joli instrument et qui accepterai de m'apprendre à en jouer?) J'ai hâte de pouvoir faire des grillades chez Camille, d'aller retrouver Audrey à Barcelone, de dormir les fenêtres ouvertes. De le serrer dans mes bras, encore et toujours.

I told the morning sun i was happy...

mercredi, mai 03, 2006

Everyone wants to be found

J'ai bien envie de voir ce film. Le simple fait d'avoir vu l'affiche chez une de mes amies, hier soir, m'a donné envie. Le visage de Scarlett Joahnson, cette petite phrase tout en haut... Et puis le soleil est revenu. Comme si le sourire qui avait repris sa place sur mon visage avait attiré le soleil.
Je me remets à lire, ce qui est un bon signe. Je me plonge avec délice dans ces mondes inconnus avec un plaisir que je dissimule à peine.

J'ai juste envie de profiter de ma vie, de faire de ces quatre prochaines semaines des moments de douceur et de petits bonheurs additionnés les uns aux autres. En attendant que MonChéri apparaisse sous mes yeux et que je fête mes 23 ans.

Et puis, la petite soirée entre filles d'hier soir a été une bouffée d'oxygène. Parce qu'elles, parce que nous. Les fraises étaient délicieuses. Nos rires aussi. Et puis, c'est toujours un plaisir de voir à quel point on change, sans vraiment changer. On évolue, on devient grandes, un peu plus adultes, un peu plus mûres, et nos vies sont si étranges, si "hors normes" que ça en devient normal. Ca en devient habituel de traverser la France pour retrouver Chéri...

Everyone wants to be found.
Et quand on nous a trouvé?
On vit.

mardi, mai 02, 2006

Bobine

Je me repasse le film du week-end sous les yeux encore encore et encore. Nos ballades, La Rochelle, Bordeaux, les cookies, les câlins, sa peau contre la mienne, nos pas côte à côte, ces immenses champs, toute cette verdure, nos discussions sérieuses, nos rires, son sourire, ses yeux qui pétillent, sa main dans la mienne, ouvrir les yeux et se dire que la journée va être belle mais trop courte. Trois jours ensemble, trois jours magiques, trois jours de bonheur.

Et me voilà de retour à ma solitude habituelle, avec mon studio bien trop silencieux, mon lit bien trop vide et mon coeur bien trop serré. Hier soir, les larmes ont coulé sur mes joues, roulant jusqu'à mon cou pour se perdre sur ma peau. Hier soir, j'avais le coeur triste de rentrer chez moi. J'aurai voulu l'emmener dans mon sac, l'emmener avec moi. Ce n'est pas possible, nos vies sont ainsi faites. Je me fais péniblement à ces instants horribles que sont le retour à la vie de tous les jours, où son sourire n'est pas là pour illuminer ma journée.

Je sais qu'il pense à moi, qu'il tient à moi. Je m'arme de patience contre cette injuste réalité et me dit que les retrouvailles n'en seront que plus belles. Plus fortes. Plus douces. Nos coups de fil quotidien sont comme une brèche dans la vie l'un de l'autre. Un moment rien qu'à nous. Que j'attend avec l'impatience d'un enfant la veille de Noël.

C'est notre vie que cette vie. Avec ses inconvénients et ses belles choses, ces moments inoubliables. Notre histoire se construit pas à pas, au fil de nos week-ends, au fil de nos voix qui s'additionnent un peu tous les jours, de ces petits gestes que nous avons l'un envers l'autre, de ces choses douces qui nous lient. Et de milliers d'autres choses indicibles, secrètes, qui n'appartiennent qu'à nous.

Et je me repasse le film du week-end sous les yeux encore encore et encore...